Profiter des repas de fêtes en gardant la forme

25/12/2020

Petites astuces, bons réflexes, produits à éviter...Avant de passer à table pour les fêtes, j'ai recueilli quelques conseils pour vous faire plaisir dans l'assiette sans nuire à vos performances sportives.

Que seraient les fêtes de fin d'année sans ces grandes tablées qui accueillent des repas dont on est heureux de ne jamais voir la fin ? Plus grand chose, surtout pour moi qui adore cette période!
Pour en profiter pleinement sans compromettre ses performances sportives ni nuire à sa bonne forme, voici quelques conseils bons à prendre avant d'empoigner fourchette et couteau.

L'objectif : ne pas s'empâter

Les fêtes de fin d'année sont pour de nombreuses personnes synonymes de prise de poids.

« Pour ma part compte tenu du contexte des fêtes, vouloir perdre du poids à ce moment de l'année ressemblerait à du masochisme... 
Je préfère fixer un objectif plus raisonnable : ne pas s'empâter et essayer de conserver son poids de forme. »

La mauvaise idée : jeûner entre les repas de fêtes

« Il faut s'appliquer à manger le plus équilibré possible entre les repas de fêtes, ce qui sous-entend notamment de ne pas sauter de repas. Par exemple, décider de faire un jeûne le lendemain d'un gros repas, ou un régime restrictif avant les fêtes, c'est une mauvaise idée. D'une part parce qu'on ne sera pas en forme, d'autre part car le corps aura tendance à compenser cette privation plus tard. La restriction implique un effet yoyo ». En somme, ce qu'il faut retenir est que l'inverse de manger beaucoup n'est pas de ne rien manger du tout, mais de manger équilibré.

La mauvaise idée n°2 : se peser le lendemain

« Se peser tous les jours à cette période, c'est inutile et trompeur. Pendant les fêtes, les repas sont généralement plus salés, or qui dit sel dit rétention d'eau. Voilà pourquoi le lendemain d'une raclette, on peut faire trois kilos de plus que la veille. Si l'on veut vraiment mesurer la conséquence d'un excès, il faut le faire 72h après celui-ci, pas avant. » Pas la peine, donc, de se faire du mal inutilement : vous pouvez attendre le 3 ou 4 janvier pour ressortir du placard cette chère balance.

L'astuce n°1: le coup de la collation 

De la même façon que l'on conseille de faire ses courses le ventre plein, arriver au repas de Noël avec un petit quelque chose dans le ventre peut se révéler pertinent si on se connaît une tendance à se goinfrer. « Retarder le repas qui précède celui du réveillon ou prendre une collation (pomme, produit laitier, ou autre ingrédient que je n'ai pas mangé dans la journée...) peut permettre de ne pas se jeter sur tous les gâteaux salés, les cacahuètes et les toasts dont on va croiser la route pendant les apéritifs à rallonge. Et comme les repas de fêtes font généralement la part belle aux produits assez lourds, manger un fruit frais en collation compensera aussi qualitativement cet excès, en apportant les antioxydants et les apports en fibres nécessaires. »

L'astuce n°2 : la congélation

« Quand on voit trop grand en termes de quantité, on ne veut pas faire de gâchis avec des produits de luxe et on finit par se retrouver, entre Noël et le jour de l'An, à faire quasiment un repas de fête par jour, quitte parfois même à se forcer. Or, la surdose fait le poison. Pour éviter ça, il faut donc essayer de quantifier le plus justement possible les produits à l'achat et, si on se trompe, il reste toujours la solution de la congélation. On savourera alors davantage le produit qu'en le mangeant pendant trois jours d'affilée. »

Concernant le choix des produits en tant que tel, la diététicienne conseille d'éviter le pain blanc, le pain de mie et les blinis pour privilégier les pains complets ou pains de seigle. Une endive ou un rond de radis noir peuvent aussi remplacer le pain dans la préparation des toasts. A contrario, les fruits de mer, idéaux pour les sportifs, très riches en antioxydants et en fer, « c'est presque à volonté ».

Le virage à ne pas rater : l'hydratation

« Ma règle, c'est deux verres d'eau pour un verre d'alcool. Il faut savoir que plus un alcool est fort, plus il est énergétique. Les alcools très sucrés, avec lesquels on cumule les calories de l'alcool, du sucre et de la graisse, sont les pires. On préfèrera donc un champagne brut à un champagne sucré. »

Par ailleurs, l'alcool a un effet diurétique et engendre donc la déshydratation, qui est elle-même en partie responsable de la gueule de bois. Pour contrer cela et garder les yeux en face des trous sur vos premières sorties sportives de 2020, « les eaux pétillantes, qui sont des eaux festives. On les déconseille au quotidien car elles sont trop riches en sel, mais pour le fêtard qui a consommé beaucoup d'alcool, ça limitera (par le sel et la rétention d'eau) la déshydratation et, donc, l'effet gueule de bois. »

Allez, à table et passez des fêtes merveilleusement splendides 🎅🌲